Diffuser l’excellence scientifique à l’échelle mondiale

En se donnant la possibilité de collaborer avec le monde entier, les équipes ont toutes les chances d’élever le niveau de leur recherche. 

Antoine Petit, Président-directeur général du CNRS

Le CNRS  participe activement aux programmes-cadre de recherche de l’Union européenne et multiplie ses partenariats scientifiques avec des partenaires européens d’excellence

  • Les relations entre le CNRS et les pays européens s’inscrivent dans le cadre de partenariats d’excellence ciblés et de proximité.
  • La volonté du CNRS de renforcer les liens solides et historiques avec les acteurs de recherche des proches pays voisins à économie hautement développée et à forte intensité de recherche et de développer son partenariat avec l’Europe orientale, témoigne de son plein engagement en faveur d’un Espace européen de la recherche plus fort et plus inclusif.

Europe communautaire

Le CNRS est européen par vocation. Depuis sa création, au nom de la liberté de la recherche qui ne connaît pas de frontières et pour répondre à l’impératif d’excellence scientifique, il a multiplié les projets communs, les laboratoires en réseau et les découvertes collectives avec ses partenaires européens. Dès 1983, il s’est associé à la dynamique des programmes cadres de recherche qui a permis de renforcer les coopérations, de mutualiser les ressources et de rapprocher les politiques scientifiques nationales. Et il figure désormais parmi les principaux acteurs de l’Espace européen de la recherche (EER) qui s’est imposé au niveau mondial avec des avancées comme le boson de Higgs, le transporteur Philae ou la radiographie des trous noirs.

Via son millier de laboratoires d’excellence, communs à des universités et à d’autres organismes de recherche, et en raison de sa logique résolument interdisciplinaire, le CNRS s’est en effet imposé comme l’un des premiers bénéficiaires de l’Espace européen de la recherche. Il a ainsi perçu plus de 700 millions d’euros depuis le 1er programme cadre et a franchi au printemps 2019 le cap des 500 lauréats à l’ERC (European Research Council), le label d’excellence européen.

Pour autant, alors que la France contribue aux financement européens à hauteur de 16%, la part des programmes de recherche qui lui reviennent dépassent à peine 10 %. Alors que se préparent les nouveaux instruments qui permettront à Horizon Europe d’approfondir l’Espace européen de la recherche (le budget d’Horizon Europe pourrait être porté à 100 milliards), de favoriser la transformation des connaissances en procédés et produits de rupture, capables de relancer la croissance (European Innovation Council), et d’associer construction européenne et progrès scientifique aux yeux des citoyens (missions), le CNRS entend démultiplier son engagement européen.

Cela implique de mobiliser tous les acteurs concernés pour soumettre davantage de projets, qu’il s’agisse de l’ERC ou des projets collaboratifs : laboratoires et réseaux scientifiques, instituts qui incitent les chercheurs à tenter l’aventure européenne, délégation régionale et ingénieurs projets européens qui les accompagnent, experts et pôle communautaire de la Direction Europe de la recherche et coopération internationale (Derci) du CNRS qui décryptent les programmes européens.

Mais cela implique également de renforcer son influence à Bruxelles en participant via ses experts à l’évaluation des projets, à la définition des programmes de travail et aux choix stratégiques de l’Europe de la recherche, en ciblant des partenariats d’excellence avec les universités et les organismes de recherche les plus actifs et en fournissant aux instances bruxelloises, Commission et Parlement européens, l’expertise scientifique dont elles ont besoin.

L’antenne du CNRS à Bruxelles :

  • Représente l’interface entre le CNRS et les institutions européennes (Parlement européen, Commission européenne) et les agences ;
  • Contribue à définir les positions européennes du CNRS et à les relayer à Bruxelles ;
  • Apporte son aide aux chercheurs lors de leur participation aux programmes-cadres de recherche grâce son réseau d’Ingénieurs Projets Européens (IPE) disséminés dans les délégations régionales du CNRS.

 

Une dynamique de partenariats entre institutions de recherche uniques au monde

L’Espace européen de la recherche mutualise ressources et connaissances, et l’Espace Schengen facilite les échanges et la mobilité des chercheurs à l’intérieur de cette zone de libre-échanges tant économique que scientifique. De la volonté d’une action concertée à l’échelle européenne est ainsi née une intensité de coopération incomparable entre ses communautés scientifiques et la mise en place d’un réseau dense de collaborations avec les organismes de recherche, universités ou académies.

Pour le CNRS, l’Europe s’impose donc comme :

            -Une zone d’investissement prioritaire : le CNRS est un contributeur majoritaire à l’effort français en faveur des grandes infrastructures de recherche européennes. Il dédie également à l’Europe en moyenne un tiers de son budget d’actions internationales. 70% des missions de ses chercheurs chaque année sont à destination d’un pays européen, dont une majorité vers les pays frontaliers de la France qui sont également les premiers contingents en termes d’effectifs étrangers dans ses laboratoires ;

            -Une zone de coopération intense et diversifiée : le partenariat du CNRS avec les pays européens représente près de 60% de ses copublications internationales. De plus, l’Europe s’impose comme l’un des territoires privilégiés d’implantation de ses laboratoires internationaux de recherche (IRL), particulièrement en mathématiques et sciences humaines et sociales. Enfin, les relations de coopération scientifiques fructueuses entre les six organismes européens de recherche multidisciplinaires (le CNRS en France, le CNR en Italie, le CSIC en Espagne et l’Association Helmholtz et les Sociétés Max Planck et Leibniz en Allemagne) ont été renforcées par la création, en 2018, d’un G6 visant à croiser leurs approches stratégiques et renforcer leurs actions concertées.

L’Allemagne : une puissance scientifique mondiale

1ers déposants de brevets européens et contributeurs majoritaires au budget européen consacré à la R&D, la France et l’Allemagne ont renouvelé, dans le Traité d’Aix-la-Chapelle, leur souhait d’une convergence accrue de leurs priorités scientifiques, à savoir la transformation numérique, la transition énergétique, la promotion d’une stratégie européenne commune en faveur de l’économie de l’Espace et la mise en réseau des systèmes européens de l’ESRI.

Au niveau d’H2020, l’Allemagne est le 1er partenaire du CNRS en nombre de projets. La coopération entre le CNRS et ses partenaires allemands se caractérise par un dispositif de structuration relativement léger avec prévalence de réseaux thématiques dont l’objectif est de préfigurer des consortia européens. Notamment, le Centre franco-allemand Marc Bloch de recherche en sciences sociales, décidé au lendemain de la chute du Mur de Berlin, est parfaitement intégré dans le paysage de l’ESR berlinois. Il s’ajoute aux nombreux réseaux et projets de recherche internationaux que le CNRS a développés avec ses homologues multidisciplinaires et 1ers partenaires de copublications au monde, la Société Max Planck et l’Association Helmholtz, ainsi qu’avec les grandes universités allemandes. Un projet de laboratoire de recherche international (IRL) en physique des hautes énergies, en cours de négociation avec l’Association Helmholtz, renforcera dès 2020 ce dispositif ambitieux.

L’Italie et l’Espagne : deux acteurs euro-méditerranéens majeurs

L’Italie et l’Espagne forment, avec la France, le carrefour entre l’Union européenne et les pays du pourtour méditerranéen en faveur du développement des échanges et de la structuration d’une coopération aussi bien scientifique que technologique.

Les relations qui unissent les communautés scientifiques françaises avec l’Italie et l’Espagne ont mené à la création de nombreux laboratoires : le Laboratoire de recherche international (IRL) Fibonacci en mathématiques qui associe le CNRS à la Scuola Normale Superiore de Pise, l’Unité de service et de recherche Jean Bérard en partenariat avec l’Ecole française de Rome et le laboratoire franco-espagnol d’astrophysique aux Canaries.

Le CNR (Consiglio Nazionale delle Ricerche) et le CSIC (Consejo Superior de Investigaciones Científicas) se distinguent comme les premiers partenaires du CNRS, respectivement pour l’Italie et l’Espagne, aussi bien au niveau des programme-cadres qu’en termes d’actions bilatérales.

Le Royaume-Uni : un leader mondial en science et innovation

1er producteur de publications scientifiques en Europe et 2e partenaire scientifique de la France, le Royaume-Uni s’impose comme un partenaire incontournable du CNRS à travers une coopération extrêmement variée, du contact de gré à gré entre chercheurs à une participation commune aux principales organisations internationales. 

La dynamique d’implantation de laboratoires de recherche internationaux (IRL) avec des institutions britanniques prééminentes est la première réponse aux risques attachés au Brexit apportée de manière rapide et volontariste par le CNRS. En ce sens, l’IRL en sciences biologiques qui sera inauguré en 2020 avec l’université de Cambridge, viendra renforcer le dispositif actuellement en place sur le territoire britannique et composé de la Maison française d’Oxford (MFO) en sciences humaines et sociales et le Laboratoire de recherche en mathématiques Abraham de Moivre, établi en 2018 avec l’Imperial College London.

Continent européen hors espace communautaire

La Russie : une forte tradition de coopération

La relation bilatérale est fondée sur les liens historiques et solides qui unissent les communautés scientifiques française et russe. Dans un paysage russe en pleine mutation, les partenariats institutionnels de longue date, notamment avec l’Académie des Sciences de Russie, la Fondation Russe pour la Recherche Fondamentale (RFBR) et la Joint Institute of Nuclar Research (JINR), soutiennent une coopération scientifique intense et pluridisciplinaire, dans laquelle le CNRS est le premier partenaire de copublications des institutions russes de recherche au niveau mondial.

Particulièrement, la coopération bilatérale s’ancre sur ses laboratoires internationaux de recherche (IRL), à Moscou  – le Centre scientifique interdisciplinaire Poncelet en physique théorique et mathématiques et le Centre d’études franco-russe en sciences humaines et sociales- ainsi qu’à Novossibirsk et à Iakoutsk  avec les laboratoires en sciences de l’environnement, ARTEMIR et COSIE, respectivement. 

 

L’ Asie : Un pôle majeur de la science mondiale

Ces dernières années, l’Asie est devenue un des pôles majeurs de la science mondiale et s’affirme comme un partenaire essentiel du CNRS.

Le Japon : une puissance scientifique mondiale

Établie de longue date et reconnue au plan international, la science japonaise est portée par des instituts (RIKEN, AIST, NIMS, KEK) et des universités (Tokyo, Kyoto, Nagoya, Osaka, Tohoku, Hokkaido) de tout premier plan.

Le dispositif du CNRS au Japon est à la mesure du potentiel :

  • Un bureau de représentation installé à Tokyo et à dimension régionale (Japon, Corée, Taiwan), qui a la spécificité d’accueillir un agent dédié à la valorisation ;
  • Un réseau prioritaire (comparable à celui développé aux Etats-Unis) de laboratoires internationaux de recherche (IRL) qui permet l’ancrage de la science française dans les meilleures institutions japonaises ;
  • Une structuration forte en projets et réseaux de recherche, qui fédère les communautés autour de thématiques prioritaires et posent les jalons des développements futurs ;
  • Un partenariat avec la Japan Society for the Promotion of Science (JSPS) : le CNRS est mandataire en France de la JSPS pour des programmes de financement de mobilité de jeunes chercheurs au Japon et d’étudiants ;
  • L’European Interest Group « Connecting and Coordinating European Research and Technology Development with Japan »EIG CONCERT-JAPAN, dont le CNRS héberge le secrétariat exécutif en partenariat avec la Japan Science and Technology Agency (JST).

Singapour : un écosystème de R&I vraiment unique

La R&I singapourienne se distingue par son modèle original : un engagement gouvernemental volontariste amplement financé, des infrastructures de recherche de pointe et une relation simple entre les sphères académique et industrielle, attirant parmi les meilleurs scientifiques au monde et faisant de Singapour un « hub » très international où s’organisent des synergies uniques au monde.

Le dispositif du CNRS à Singapour est principalement organisé autour de :

  • Un bureau de représentation installé à Singapour et à dimension régionale ;
  • Une concentration notable de laboratoires internationaux de recherche IRL (dont une en partenariat avec Thales), équilibrée entre les grandes institutions singapouriennes (NUS, NTU, A*STAR).

Les orientations retenues pour Singapour visent donc à consolider la place du CNRS comme partenaire de premier plan et à explorer de nouveaux champs de coopération en tenant compte de la montée en puissance de l’agence NRF, via le projet d’envergure CNRS@CREATE:  hébergement et financement d’une filiale de recherche sur un campus dédié. Dans un modèle dominé par des universités intégrées de rang mondial (MIT, ETH Zurich Cambridge, TU Munich ; UC Berkeley, HUJ…), le CNRS est le premier organisme de recherche à entrer dans la liste des partenaires de la NRF.

La Corée et Taïwan : des capacités scientifiques avancées

Le développement scientifique de la Corée et de Taiwan est plus récent que celui du Japon, mais désormais bien établi et conduit par des universités bien classées (Seoul National University, Korea Advanced Institute of Science & Technology, Korea University, Pohang en Corée ; National Taiwan University, Chang Gung University, National Tsing Hua University). L’affirmation de la recherche fondamentale dans ces deux pays connus pour leurs capacités en R&D est portée, en particulier, par des organismes dédiés, à la réputation ancienne à Taiwan (Academia Sinica) ou de création récente en Corée (Institute for Basic Science IBS), avec des financements associés importants.

La coopération du CNRS avec ces partenaires vise néanmoins à être renforcée au regard du potentiel. Si le dispositif en Corée comprend des actions structurées, le volume de co-publications reste en retrait du potentiel coréen, tous domaines confondus. Avec Taiwan, la situation est comparable, à l’exception des sciences humaines et sociales et dans les sciences de l’Univers, domaines par ailleurs couverts, respectivement par une antenne d’UMIFRE et un projet de recherche encadrant une coopération riche et ancienne.

La Chine : une montée en puissance indiscutable

La montée en puissance de la recherche chinoise est indéniable. Cette émergence de la science chinoise s’accompagne d’enjeux importants pour nos chercheurs et unités (ex. : accès au terrain et données, infrastructures de recherche/grands instruments, accès aux ressources). Les capacités de cofinancement sont avérées.

Le dispositif du CNRS en Chine privilégie encore nettement les structures souples de laboratoires virtuels et réseaux :

  • Un bureau de représentation, installé à Pékin (Chine, Hong Kong, Mongolie) ;
  • Un laboratoire international de recherche (IRL) en lien avec Solvay et des partenaires universitaires chinois, 1 UMIFRE à Hong Kong, avec des antennes à Pékin et Taipei ;
  • Un vaste dispositif de projets et réseaux de recherche  permettant de s’associer aux développements scientifiques chinois tout en contenant les risques ;
  • Une implication du CNRS dans des projets d’envergure : MAFCX (mission archéologique F-C au Xinjiang), Space Based Variable Objects Monitor (SVOM) et China-France OceaChina-France Oceanography Satellite (CFOSAT), projets d’envergure d’exploration spatiale.

 

Inde : un partenaire majeur qui connait un fort développement

Le développement scientifique indien qui accompagne le développement économique et l’affirmation de l’Inde comme grande puissance mondiale est une tendance lourde qui suit avec une ampleur moindre la montée en puissance de la Chine. L’Inde regroupe 18 % de la population mondiale et connaît une croissance annuelle de 7 % qui lui permet d’augmenter massivement ses investissements dans la recherche et de développer des centres de recherche de niveau mondial dans de nombreux domaines.

Le dispositif du CNRS en Inde

Ce dispositif est à la hauteur de ce potentiel et est en constante progression. Il s’appuie également sur le dispositif de soutien aux projets de recherche CEFIPRA mis en place par les deux gouvernements français et indien.

  • Un bureau de représentation, installé à Delhi ;
  • 2 laboratoires internationaux de recherche (IRL) en mathématique et informatique et 2 UMIFRE, traitant des sciences humaines et sociales et de l’environnement ;
  • Un vaste dispositif de projets de recherche qui permet de s’associer aux développements scientifiques indiens tout en contenant les risques ;
  • Des projets pré-structurants, mis en œuvre avec le Department of Science & Technology.

 

Afrique / Moyen-Orient

Cette zone, qu’il s’agisse des performances scientifiques des pays qui la composent ou de leur coopération avec la recherche française en général et avec le CNRS en particulier, est très hétérogène.

L’Afrique se présente comme un continent incontournable. Elle représente 1/5 des terres émergées (et 50 % des terres émergées en zone tropicale) et compte 1/6 de la population mondiale (1/4 de la population de moins de 15 ans, et 1/4 de la population mondiale à horizon 2050). Son indéniable montée en puissance incite à un renforcement des coopérations de recherche et du dialogue institutionnel avec les universités et institutions de recherche africaines.

Renforcement de la position du CNRS auprès des leaders scientifiques régionaux : Afrique du Sud, Israël, Iran, Turquie

Ces pays se distinguent au plan régional par leurs capacités de formation, de recherche et leurs productions scientifiques. La France fait rarement partie du trio de tête des partenaires scientifiques de ces pays et son attractivité peut être renforcée. Le CNRS peut se placer comme partenaire de choix de ces pays notamment dans les coopérations multilatérales à l’échelle européenne.

Maintien et structuration d’un partenariat ancien et influent : Afrique du Nord, Proche Orient

Les chercheurs du CNRS entretiennent des échanges intenses avec le Maroc, l’Algérie et la Tunisie mais aussi avec le Liban et l’Égypte, et les laboratoires accueillent de très nombreux étudiants et doctorants, qui contribuent à maintenir des liens étroits. Sont partagées également des problématiques de recherche commune et un terrain d’étude commun autour du bassin méditerranéen, qui constitue un des axes stratégiques de coopération, dans le cadre des grands programmes régionaux et européens.

Enfin, certaines des activités menées par le CNRS le démarquent des autres partenaires et lui confèrent un statut particulier, comme par exemple les fouilles archéologiques contribuant à la préservation du patrimoine, pour lesquelles le CNRS s’appuie sur un dense réseau d’unités mixtes de recherche – instituts français de recherche à l’étranger (UMIFRE).

Partenariat axé sur les études de terrain et l’identification de niches d’excellence : Afrique de l’ouest, Afrique centrale et Afrique de l’est

Les chercheurs du CNRS entretiennent des coopérations étroites avec de nombreux pays d’Afrique subsaharienne, qui concerne avant tout les domaines des sciences humaines et sociales et de l’écologie et l’environnement autour d’un terrain d’études incontournable pour comprendre le monde. Le partenariat s’ouvre aussi d’autres domaines, certains pays d’Afrique disposant de réseaux d’excellence en mathématiques, en biosciences etc. Le CNRS s’efforce de développer des partenariats structurés d’excellence avec les équipes de recherche locales, comme dans le cadre de l’unité mixte internationale Environnement Santé Sociétés avec le Sénégal, le Burkina Faso et le Mali.

Prospection et amorçage de nouvelles coopérations : Pays du Golfe

L’ensemble des pays de la région sont confrontés aux mêmes enjeux et investissent dans la recherche et développement dans le cadre de leur stratégie de diversification économique, en ciblant des thématiques essentielles pour leur développement (énergie, eau…). Le CNRS peut apporter une expertise reconnue dans ces domaines et contribuer à développer des partenariats, notamment public-privés, qui sont particulièrement adaptés aux demandes de coopération des pays du Golfe.

 

Amériques

L’Amérique du Nord

D’une position dominante à une transition multipolaire de la recherche

Lorsqu’on considère la recherche en Amérique du nord, la tendance est de focaliser son attention sur le nord-est des États-Unis et le sud-ouest (Californie). Or l’Amérique du nord de la recherche va de Vancouver (Canada) jusqu’à Atlanta, de Tucson à Philadelphie, de San Diego à la ville de Québec. Dans toutes ces villes, et dans bien d’autres encore, les universités d’excellence et les laboratoires de pointe sont des lieux de formation de chercheurs, de partenariats, de découvertes et ont un rôle important dans le développement de la recherche mondiale, bien que cette place commence à lui être contestée par la Chine et l’Asie du sud-est notamment. Le CNRS y est donc très présent au travers de la panoplie des outils structurants de coopération mis à la disposition des chercheurs.

Le dispositif du CNRS en Amérique du nord comprend :

  • Un bureau de représentation installé à Washington DC et à dimension régionale (Etats-Unis, Canada, Mexique) ;
  • Un réseau important de laboratoires internationaux de recherche (7 IRL aux Etats-Unis, 4 au Canada) : dont une positionnée en France et aux Etats-Unis et une en partenariat avec Solvay ;
  • Des accords avec le FERMI Lab, la NSF (programme PIRE), l’Ambassade de France à Washington (Programme Chateaubriand), le FRQ (Québec) ;
  • Un nombre important de projets de recherche internationaux (IRP) et de réseaux de recherche internationaux (IRN).

Les États-Unis : Hub de la science mondiale

« Tous les chemins de la science mènent aux États-Unis » pourrait-on dire à son sujet. Si les États-Unis perdent quelques parts de marché dans la science mondiale, au profit de la Chine, de l’Inde et de quelques pays sud asiatiques, le pays reste attractif à tous niveaux et dans tous les domaines de la recherche. Les actions de coopérations et le dispositif du CNRS reflètent cette position.

Pour le CNRS, en plus d’une présence forte auprès de toutes les agences de financements ou de politique de recherche américaine ou multilatérale (Europe ou Banque mondiale par exemple), l’accent est mis sur l’animation du réseau des laboratoires internationaux de recherche (IRL), au-delà même des frontières américaines.

Canada

 Pendant longtemps, pour des raisons évidentes, la coopération avec le Canada se structure principalement avec les partenaires québécois d’excellence, à l’exception notable d’un laboratoire international de recherche (IRL) en mathématiques sise à Vancouver (University of British Columbia). Depuis 2016, certains projets structurants importants se développent tant à Edmonton qu’à Vancouver ou Toronto. Par ailleurs, pour renforcer la structuration avec l’Université de Toronto, un projet de recherche commun (PRC)  a été lancé en 2017 ; il a vocation à mettre l’accent sur les nombreuses coopérations préexistantes.

L’Amérique latine

Une recherche de qualité dans un contexte économique et politique fragile

L’Amérique latine est un espace géographique dans lequel les chercheurs du CNRS développent de nombreux projets de recherche, tant pour accéder à des terrains spécifiques (notamment concernant l’astronomie ou les études environnementales, et bien entendu, en sciences humaines et sociales) que pour faire de la recherche au meilleur niveau dans certains domaines spécifiques.

Le dispositif du CNRS en Amérique du sud comprend:

  • Un bureau de représentation installé à Rio de Janeiro et à dimension régionale (Brésil et cône sud) ;
  • 7 laboratoires internationaux de recherche (3 au Chili dont 1 entre le Chili et la France, 2 au Mexique, 1 au Brésil et 1 en Argentine) ;
  • 2 UMIFRE (CEMCA au Mexique (antenne au Guatemala), IFEA au Pérou (antenne en Colombie) ;
  • 2PRC au Brésil (STIC avec le réseau des FAP, toutes disciplines avec l’Etat de Sao Paolo) ;
  • La participation du CNRS au programme régional STIC/MATH AmSud.

4 pays avec une forte tradition de coopération avec le CNRS : Mexique, Argentine, Brésil, Chili

 Les quatre pays principaux de collaboration avec le CNRS accueillent tous au moins un laboratoire international de recherche (IRL). Au-delà des opérations structurantes avec les universités et organismes locaux, le CNRS entretient des relations étroites avec les agences de financements de chacun de ces pays afin de permettre une reconnaissance et, le cas échéant, un soutien spécifique des outils structurants coopération. Cette proximité permet d’entretenir un dialogue de bon niveau avec les acteurs scientifiques mais également politiques de la recherche dans ces pays partenaires.

 

Océanie

Australie / Nouvelle-Zélande

Des coopérations en forte augmentation

Suite au contrat de défense signé en 2015 entre la France et l’Australie, les universités australiennes sont à la recherche de partenariat et de compétences dans les laboratoires français. En conséquence, et dans la mesure où le partenariat avec l’Australie est important, le CNRS a connu une augmentation significative de création de projets de recherche internationaux (IRP). Les rendez-vous scientifiques et institutionnels franco-australiens se multiplient et le CNRS joue son rôle d’opérateur de recherche national, mais également multidisciplinaire, en participant, de manière quasi-systématique, à ces opérations.

La Nouvelle-Zélande, par ailleurs, est un territoire dynamique pour certaines thématiques, notamment autour du climat et de la santé. Nos chercheurs ont accès là-bas, à des terrains exceptionnels, associés à un environnement de recherche de qualité.

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